Journée des TPME : plus de 2000 entrepreneurs mobilisés

Journée des TPME : plus de 2000 entrepreneurs mobilisés

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Le rendez-vous est désormais bien installé dans l’agenda économique togolais. Samedi 27 juin 2026, près de 2 000 entrepreneurs, dont 600 en présentiel à l’hôtel 2 février et 1 400 en ligne à travers le pays, ont pris part à la 4ᵉ édition nationale de la Journée internationale des micros, petites et moyennes entreprises (JIMPME). Placée sous le thème « Les TPME togolaises face aux nouveaux leviers de transformation pour une croissance inclusive et compétitive », la rencontre a confirmé, au-delà de l’affluence, la centralité de ces structures dans les ambitions de développement du pays.

Le thème retenu cette année ne laissait aucun doute sur l’ambition. Une formulation délibérément large, qui couvre l’innovation, la compétitivité, le financement, l’accès aux marchés, la modernisation des pratiques de gestion, et qui refuse de réduire la transformation des entreprises à un seul angle.

C’est Madame Zouréhatou KASSAH-TRAORÉ, Gouverneure du District Autonome du Grand Lomé, qui a ouvert la cérémonie officielle. Dans un discours mesuré, elle a d’abord rappelé ce que représentent les TPME : plus de 90 % du tissu entrepreneurial mondial, 60 % des emplois, et, dans des économies comme la nôtre, près de la moitié du PIB. Des chiffres connus, mais dont l’énoncé en public, devant des centaines d’entrepreneurs, prend une autre dimension.

Car le constat est partagé : dans un espace économique marqué par l’ouverture des marchés africains, l’évolution rapide des modes de consommation et la pression accrue sur la compétitivité, les TPME togolaises n’ont plus d’autre choix que de se transformer. À Lomé, cœur économique du pays, où se concentre l’essentiel de la consommation nationale, cette exigence prend une dimension stratégique.

La journée s’est articulée en deux temps bien distincts. Le matin, un travail de fond : présentation de la cartographie nationale des dispositifs d’appui aux TPME, couvrant financement, formation, incubation, accompagnement technique et appui à la digitalisation. Un outil conçu pour rendre l’écosystème lisible, parce qu’une aide dont personne ne connaît l’existence ne sert à rien.

Ont également été présentés la Doctrine nationale et la Charte des TPME, deux documents de référence qui posent les règles du jeu de l’entrepreneuriat togolais : qui fait quoi, selon quels principes, avec quels engagements. Des textes que le Gouvernement entend désormais faire vivre au-delà des cérémonies officielles.

La restitution de la Semaine Nationale des TPME 2026 a complété ce premier segment. Pendant plusieurs semaines, l’ADTPME avait sillonné les six régions du Togo pour recueillir la parole des entrepreneurs : leurs contraintes, leurs attentes, leurs recommandations. Ce que la salle a entendu n’était pas une synthèse de bureau, c’était le retour du terrain, brut et documenté.

L’après-midi a changé de registre. Fini les présentations institutionnelles, place aux Master Class. Deux sessions conçues pour que chaque participant reparte avec quelque chose d’utilisable dès le lendemain.

La première a porté sur l’innovation et l’adaptation des modèles d’affaires. Comment faire évoluer son offre sans tout révolutionner ? Comment identifier, dans son propre secteur, les marges de progression ? Comment améliorer sa productivité sans nécessairement investir lourd ? Des questions que tout chef d’entreprise se pose, et auxquelles des réponses concrètes ont été apportées, exemples à l’appui.

La seconde Master Class s’est attaquée à un défi peut-être encore plus fondamental pour les TPME togolaises : le développement commercial. Comment attirer de nouveaux clients ? Comment accéder aux marchés publics, aux appels d’offres régionaux, aux opportunités africaines ? Quels financements mobiliser pour passer un cap de croissance ? Une session délibérément ancrée dans le quotidien des entrepreneurs, leurs vraies questions, pas celles qu’on leur attribue.

Au-delà des contenus, l’événement a envoyé un signal politique et institutionnel clair : celui d’une mobilisation collective autour des TPME. Autorités publiques, partenaires techniques et financiers, organisations patronales et structures d’appui ont convergé vers un objectif commun : faire des petites entreprises un moteur effectif de croissance inclusive.