L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité le projet de loi portant transfert des missions, du personnel et du patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) à l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME). Cette réforme marque une nouvelle étape dans la rationalisation des mécanismes publics d’accompagnement de l’entrepreneuriat et du développement des entreprises au Togo.
Ce texte, préalablement examiné et adopté en Conseil des ministres le 24 décembre 2025, vise à renforcer la cohérence, l’efficacité et la lisibilité de l’action publique en faveur des jeunes entrepreneurs, des très petites, petites et moyennes entreprises, ainsi que des porteurs d’initiatives économiques.
À travers ce transfert, le Gouvernement entend consolider les dispositifs existants d’appui à l’entrepreneuriat en les plaçant dans un cadre institutionnel plus intégré. L’ADTPME devient ainsi un acteur central dans l’accompagnement des entreprises, depuis l’idéation jusqu’au développement, en passant par la structuration, le financement, la formation et le suivi des activités économiques.
Le FAIEJ, qui a joué un rôle important dans la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, notamment à travers l’appui technique et financier aux initiatives économiques, voit désormais ses missions reprises par l’ADTPME. Ce transfert concerne également son personnel et son patrimoine, afin d’assurer la continuité des services et de préserver les acquis engrangés au fil des années.
Le transfert des compétences du FAIEJ à l’ADTPME répond à un impératif de cohérence institutionnelle. Elle permettra d’éviter la dispersion des interventions, de simplifier les démarches pour les bénéficiaires et d’offrir un accompagnement plus coordonné aux entrepreneurs sur l’ensemble du territoire national.
Pour les jeunes porteurs de projets et les responsables de très petites, petites et moyennes entreprises, cette évolution ouvre la voie à un dispositif plus harmonisé, capable de mieux répondre aux besoins réels du terrain. Elle s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de faire de l’entrepreneuriat un levier de création d’emplois, d’inclusion économique et de développement local.
L’adoption de ce projet de loi confirme ainsi l’engagement du Gouvernement à renforcer l’environnement entrepreneurial au Togo et à mettre en place des mécanismes plus performants au service des citoyens, des jeunes, des femmes, des artisans, des acteurs du secteur informel et des petites entreprises.
À terme, cette réorganisation devrait contribuer à améliorer l’accès à l’accompagnement, au financement et aux opportunités de croissance pour les entrepreneurs togolais, dans une dynamique de développement économique plus inclusive et durable.