RENCONTRE de haut niveau SUR LA NOUVELLE VISION DU FINANCEMENT DE L’AGRICULTURE



C’est une opération de charme à l’endroit des autorités monétaires et des dirigeants de banques qu’ont mené les Ministres chargés du développement à la base et de l’agriculture à travers un déjeuner d’échanges sur la nouvelle vision du financement de...
C’est une opération de charme à l’endroit des autorités monétaires et des dirigeants de banques qu’ont mené les Ministres chargés du développement à la base et de l’agriculture à travers un déjeuner d’échanges sur la nouvelle vision du financement de l’agriculture, ce mardi 18 avril 2017, au Palais présidentiel.

Entourés entre autres des représentants de la Banque mondiale, de la Banque Africaine de Développement (BAD), de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et de plusieurs banques privées, Madame  Victoire TOMEGAH DOGBE, ministre du développement à la base et le Ministre Ouro Koura AGADAZI chargé de l’agriculture ont réaffirmé la volonté et la détermination de l’Etat de créer des conditions favorables pour promouvoir l’investissement dans le secteur agricole et le financement des PME agricoles afin que le secteur puisse réaliser pleinement son potentiel : créer de la valeur ajoutée, sécuriser l’alimentation de la population, créer des emplois pour les jeunes et lutter contre la pauvreté rurale.

La rencontre a également permis aux hôtes de susciter l’intérêt des dirigeants de banques et autres intermédiaires financiers pour le financement de l’agriculture, de lever toute inquiétude portée sur le financement agricole et d’inviter les dirigeants de ces institutions à investir dans le secteur.

« L’enjeu est non pas de savoir si le secteur financier peut accompagner le PAEIJ-SP (Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’insertion des Jeunes dans les Secteurs porteurs) mais comment cet accompagnement doit se faire ? » a affirmé Victoire TOMEGAH DOGBE.



Le secteur agricole est le plus grand pourvoyeur d’emplois au Togo. Il  concentre 70% de la population active (dont 56% de femmes) ; attire de nombreux jeunes (68,9%) et se place ainsi en tête des secteurs porteurs. Cependant, il reçoit moins de 1% des concours du secteur financier à l’économie (rapport BCEAO, Mars 2012-Forum national). Or sans financement, il serait difficile voire impossible à un entrepreneur de réaliser son projet.

Les ministres ont également fait part des efforts du gouvernement en faveur du secteur et de leur détermination à le révolutionner. « Nous devons à présent travailler à mettre en place une feuille de route pour lever les goulots d’étranglements et favoriser l’investissement du secteur financier » a assuré Ouro Koura AGADAZI.

Ils ont clairement notifié aux participants que le gouvernement a besoin de leur contribution et soutien afin d’impulser une nouvelle dynamique, mieux, une révolution  qui demande que le secteur financier aille vers le monde rural. « Notre ambition est relativement simple : vous amener à considérer le secteur agricole comme un secteur prioritaire à financer » a conclut Victoire Tomégah DOGBE.

Les acteurs du secteur financier ont pour leur part exprimé leurs préoccupations quant aux risques qui freinent le financement durable et de façon consistante ce secteur de l’agriculture.

Au terme des discussions, les parties ont convenu de lever les contraintes, d’approfondir les discussions afin que  les banques parviennent à contribuer de façon significative à ce secteur.
By Charlotte Houssimé