ODD : Pour ne laisser personne derrière, Commençons le développement à la base



Mot introductif du ministre du développement à la base à l’événement parallèle organisé en marge de la 36éme session du conseil des droits de l'homme
  • Madame la Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Justice et des Relations avec les institutions de la République, chargée des droits de l'Homme ;
  • Madame la Représentante Résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement, Coordonnatrice des activités opérationnelles du Système des Nations-Unies au Togo ;
  • Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,  Membres du corps diplomatique ;
  • Excellence, Monsieur l’Ambassadeur du Togo en Suisse ;
  • Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux,
  • Distingués invités,
  • Mesdames et Messieurs,
 
  1. Je voudrais vous remercier de l’honneur que vous faites au Togo en lui permettant de partager son expérience en matière de développement à la base et plus particulièrement en  lien avec le thème « ODD : pour ne laisser personne derrière, commençons le développement à la base »
 
  1. Notre présence devant cette assemblée est le signe d’une reconnaissance des efforts du Gouvernement togolais, sous la conduite du Président Faure E. Gnassingbé, pour « l’intégration des ODD dans les stratégies nationales de développement »
 
  1. Le Gouvernement Togolais est convaincu que comme l’énonce la déclaration du droit au développement de 1986 dans son article 1 alinéa 1 «  Le droit au développement est un droit inaliénable de l'homme en vertu duquel toute personne humaine et tous les peuples ont le droit de participer et de contribuer à un développement économique, social, culturel et politique dans lequel tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales puissent être pleinement réalisés, et de bénéficier de ce développement. »
 
  1. Pour réaliser ce droit au développement, comme nous le rappelle la déclaration du droit au développement  dans son article 8 alinéa 2 que « Les États doivent encourager dans tous les domaines la participation populaire, qui est un facteur important du développement et de la pleine réalisation de tous les droits de l'homme. »
 
  1. La mise en place d’un ministère en charge du développement à la base   au Togo répond à cet impératif d’inclusion complète (sociale, économique, financière) et de participation des organisations communautaires, des personnes à faible revenus, des jeunes et des femmes et  des populations rurales.
 
  1. Le Gouvernement a montré sa détermination à orienter les programmes vers le développement à la base en y allouant des ressources financières conséquentes, ce qui a amené les partenaires au développement ( banque mondiale, Bad, UE et les bilatéraux en plus du SNU) et même le secteur privé à lui emboîter le pas.
 
  1. Le développement à la base met l’être humain au centre du développement. A travers des mécanismes de participation citoyenne, il permet à l’individu de poser les diagnostics de ses besoins et d’en établir les priorités, de s’impliquer, de s’assurer de la bonne mise en œuvre des programmes et projets, de mesurer les progrès et de témoigner des changements. Le citoyen devient acteur et bénéficiaire de ce développement.
 
  1. Le développement à la base, contribue ainsi à la promotion des droits fondamentaux de l’homme,  des populations à la base et des groupes vulnérables car comme le stipule l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme je cite : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires…». Il permet une inclusion sociale, économique et financière de l’individu qui apprend à prendre son développement en main, et devient autonome.
  2. Au delà des cadres institutionnels et des outils de cadrages tels que la politique nationale de développement à la base, le Ministère du développement à la base apporte des réponses concrètes aux besoins des différents groupes cibles à la base (les femmes, les jeunes, les agriculteurs, les populations rurales) à travers plusieurs programmes  et mécanismes opérationnels sur le terrain. Grâce à des appuis financiers et techniques, ils permettent de mieux organiser, sensibiliser et accompagner les populations : l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB), le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), le Programme d’Appui au Développement à la Base (PRADEB), l’Agence Nationale de Volontariat (ANVT) et le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ), etc.
  1. Le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) mis en oeuvre au Togo en partenariat avec le PUDC, est un exemple type de programme développé pour favoriser l’inclusion, qui vient en réponse aux besoins prioritaires des populations à la base. Les bénéficiaires sont impliqués à toutes les étapes du processus (de la conception, à la mise en oeuvre) et sont responsables de la pérennisation des résultats qui seront atteints.
 
Toutes ces actions structurantes de développement à la base contribuent directement et indirectement, par leur caractère multidimensionnel, (pas juste les 1, 4, 8 et 10) à l’atteinte de tous les ODD.
 
  1. La mise en œuvre de ces actions  stratégiques a  permis à notre pays d’afficher d’importants résultats positifs parmi lesquels:
    [RD1] 
 
  1. L’amélioration de l’’indice de développement humain (IDH) du Togo passant de 0.44 en 2005 à 0,484 en 2016 ; ce qui place notre pays en tête des huit pays de l’UEMOA (source: rapport PNUD 2015, Le rapport mondial sur le développement humain 2015) ;
 
  1. La réduction significative de 6,63 points de l’incidence de pauvreté qui est passée de 61,7% à 55,1% entre 2006 et 2015 selon la dernière enquête QUIBB (Questionnaire Union des Indicateurs de Base de Bien Etre) ;
 
  1. La réduction des inégalités comme en témoigne le coefficient de Gini qui est passé de 0,361 à 0,380 sur la période 2006-2015 ;
 
  1. L’augmentation du taux d’inclusion financière des personnes vulnérables qui est maintenant de l’ordre de 60% de la population ;
 
  1. La baisse du taux de chômage des jeunes (15-35 ans) de 8,5% en 2011 à  4,5% en 2015.
 
Ces résultats positifs nous confortent dans la poursuite de notre objectif  qui est d’assurer durablement un accès universel de toutes les communautés du Togo au «minimum vital commun», à l’horizon 2032. Nous sommes conscients que la pauvreté extrême accroit l’exposition et la vulnérabilité de populations aux  phénomènes d’’instrumentalisation dangereuses tels que l’extrémisme et le radicalisme, le populisme, et aux trafics de tous ordres tels que le trafic des  personnes et des migrants. Notre pays est déterminé à accélérer la réalisation des ODD en innovant et en capitalisant sur son expérience, et celle d’autres pays, pour renforcer l’implication des populations à la base et l’accompagnement qui leur est apporté.
 
  1. Pour accélérer notre marche vers les ODD sur lesquels se base notre plan de développement durable en cours de finalisation, nous continuerons à renforcer  les piliers qui représentent les facteurs de réussite identifiés à ce jour. Il s’agit de:
    1. La paix et la stabilité nationale ;
    2. La volonté politique et le leadership national;
    3. La mise en oeuvre de programmes/projets inclusifs, qui assurent une autonomisation effective des bénéficiaires
    4. La mise en place de mécanismes adéquats de suivi de proximité;
    5. La parfaite collaboration et la synergie d’actions entre les acteurs ; 
    6. L’appropriation par les bénéficiaires des diverses initiatives et leur implication lors de la mise en œuvre des activités ;
    7. L’implication des jeunes, plus de 70% de la population, dans la mise en oeuvre des initiatives de développement;
    8. L’affectation accrue des ressources nationales pour le soutien aux priorités des populations à la base et des populations vulnérables en lien avec les OMD  et les ODD.
    9. Le renforcement des partenariats publics privés.
       
    10. La mobilisation des ressources et expertises des partenaires, en complément des moyens mis á la disposition par l’Etat.
 
  1. Distingués Invités, chers participants, je voudrai pour finir dire que malgré ces avancées, notre pays est confronté, comme d’autres pays en développement, à d’importants défis qui nécessitent une mobilisation accrue des financements des partenaires et de l’expertise internationale sur les questions de développement. Nous sommes aussi déterminés à apprendre de l’expérience des autres pays.
 
  1. Je voudrais profiter de cette tribune pour adresser nos vifs remerciements aux partenaires bilatéraux, et multilatéraux, dont le PNUD, pour leur accompagnement constant aux côtés du Gouvernement et leur foi en un Togo développé, inclusif, et respectant les droits de l’homme. Je reste convaincue de la continuité et de la qualité de leurs appuis pour nous soutenir dans notre marche vers la pleine satisfaction des droits de tous afin que personne ne soit laissé sur le côté.
 
 
  1.  Tout en vous souhaitant pleins succès aux travaux de la 36ème session du Conseil des Droits de l’Homme, je vous remercie pour votre aimable attention.
 
Peut être plutôt parler de contribution
 
évoquer aussi la coordinnation de l’aide au développement pour avoir une complémentarité dans les initiatives, éviter les doublons, assurer un appui à plusieurs niveaux.